Prochaines dégustations :

 

(*) La dégustation, qui commencera à 19h15, sera précédée dès 18h00, pour ceux qui le souhaitent, du film : "Barolo Boys, The Story of a Revolution".

Le 30 mai, nous serons au Piémont. Cette année, nous vous avons concocté une dégustation unique qui nous permettra de déguster, en parallèle et sur deux millésimes vieux de 10 et 15 ans, les Barolos emblématiques de sept vignerons modernistes (les Barolos Boys Elio Altare, Domenico Clerico, Guido Fantino, Chiara Boschis, Luciano Sandrone et Enrico Scavino, accompagnés de la Cantina Vietti) et de sept vignerons traditionalistes (les "derniers des Mohicans" Bartolo Mascarello, Beppe Rinaldi et Baldo Cappellano, accompagnés de Giuseppe Mascarello e Figli, des Fratelli Brovia et de deux vignerons dont les Barolos sont en passe de devenir introuvables, Elio Sandri et Giovanni Canonica).

Nous commencerons l'automne le 12 septembre avec une verticale 2010-2016 des deux Sangiovese du Chianti Classico les plus encensés par la critique internationale, Flacianello della Pieve du domaine Fontodi et Percarlo de l'azienda San Giusto a Rentennano. Ces deux vins sont, depuis 2010, au top des classements des critiques avec des notes régulièrement supérieures à 96 points sur 100.

Le 24 octobre, nous nous rendrons en Espagne pour assister à El Clásico : Alión - Clos Mogador. Ce match mettra aux prises, sur sept millésimes de 10 ans et plus, deux locomotives du monde vinicole espagnol. Alión, qui fait partie du groupe Vega Sicilia, représentera l'appellation du Ribera del Duero située au nord de Madrid. C'est un vin élaboré à partir du cépage emblématique de l'Espagne, le Tinto Fino (ou Tempranillo). Il sera opposé à Clos Mogador, le vin de René Barbier qui a permis à l’appellation Priorat, au sud de Barcelone, de devenir l’un des vignobles les plus prestigieux d’Espagne. Contrairement à Alión, c'est un vin d'assemblage composé de Grenache, de Carignan, de Syrah et de Cabernet Sauvignon. Ces deux vins seront dégustés dans les millésimes 2004, 2005, 2006, 2008, 2009, 2011 et 2012.

Enfin, nous reviendrons au Piémont pour terminer l'année avec une dégustation de Barolos et de Barbarescos du millésime 1997. Ce sera encore une fois l'occasion de constater que le Nebbiolo est un cépage qui ne craint pas le temps et qui se boit merveilleusement bien après 25 ans..

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Entre traditionalistes et modernistes, Barolos 2007 et 2012

Lundi 30 mai 2022, 18h00 (le film), 19h15 (la dégustation) | Restaurant du Théâtre, Monthey | 240.- / pers.

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Dégustation complète

 

Les querelles entre "anciens" et "modernes" animent, depuis de nombreuses années et dans toutes les régions du monde, les débats autour du vin. Partout, les amateurs se divisent entre ceux qui défendent les cuvées élaborées "à l’ancienne" et dans la plus pure des traditions et ceux qui apprécient les vins bénéficiant des pratiques les plus récentes de l’œnologie. Mais dans l’appellation "Barolo", cette querelle a été particulièrement vive dans les années 90, probablement bien plus que partout ailleurs….

C'est essentiellement autour de l'usage des barriques que le débat s'est focalisé. Les "modernistes" ont en effet, dès le début des années 90, revendiqué le droit d'élever leurs vins en barriques "comme tous les grands vins du monde", selon l'expression de leur porte drapeau, le charismatique Elio Altare. Mais c'est également dans les vignes, que le travail des modernistes s’est singularisé. Ils ont été les premiers, dans le Barolo, à procéder à des vendanges vertes afin de limiter le nombre de grappes par pieds. C'est eux aussi qui ont cherché à réduire les durées de macération (par un contrôle des températures et l'usage de cuves rotatives) afin de rendre les Barolos plus "civilisés", plus ronds, moins tanniques et plus abordables dans leur jeunesse. Ils ont également décidé d'élaborer des "crus", sur le modèle des crus bourguignons, alors qu'à l'origine le Barolo était composé de raisins provenant de différents terroirs.

Pour séduire le marché américain, les modernistes ont ainsi commencé à produire des Barolos avec du gras, des saveurs boisées et un niveau d’alcool plus élevé. Le succès qu'ils ont alors rencontré, notamment aux Etats-Unis, a conduit à une véritable révolution dans le vignoble des Langhe.

Les traditionalistes ont alors été contraints de réagir. Même s’ils ont continué à produire leurs vins selon les traditions ancestrales (macérations longues sans contrôle de température et dans des cuves "classiques" à chapeau immergé, usage de grands foudres et non de barriques), ils ont amélioré le travail à la vigne et également réduit les rendements. Globalement, la qualité de tous les vins s'est améliorée de façon spectaculaire dans la région entre le début des années 90 et aujourd'hui.

Depuis une dizaine d'années, les traditionalistes reviennent à la mode et aujourd'hui, modernistes et traditionalistes démontrent qu'il n'y a pas qu'une manière de produire de grands Barolos. On constate d'ailleurs un retour de certains vignerons modernistes vers des macérations plus longues ou des fûts de plus grande contenance. Domenico Clerico disait d'ailleurs, en 2007 déjà, dans une interview accordée à Antonio Galloni : "Au début, nous utilisions des quantités égales de fûts de chêne français neufs et usagés, puis nous avons porté le pourcentage de fûts neufs à 100 %. Avec le recul, nous avons peut-être un peu exagéré. Mais nous étions très jeunes au début. (...) Au fil des ans, j'ai également allongé progressivement les temps de macération qui étaient de 5 à 8 jours lorsque j'ai commencé à travailler avec des cuves rotatives en 1993. En 2006, mes Barolos ont connu 18 jours de macération."

La dégustation proposée permettra de comparer, sur deux millésimes différents, les vins de sept vignerons traditionalistes et de sept vignerons modernistes (les Barolos Boys Elio Altare, Domenico Clerico, Guido Fantino, Chiara Boschis, Luciano Sandrone et Enrico Scavino, accompagnés de la Cantina Vietti) et de sept vignerons traditionalistes (les "derniers des Mohicans" Bartolo Mascarello, Beppe Rinaldi et Baldo Cappellano, accompagnés de Giuseppe Mascarello e Figli, des Fratelli Brovia et de deux vignerons dont les Barolos sont en passe de devenir

 introuvables, Elio Sandri et Giovanni Canonica). Elle sera précédée, dès 18h00 et pour ceux qui le souhaitent, de la projection du film "Barolo Boys, The Story of a Revolution", film qui relate l'épopée de ces jeunes vignerons des Langhe qui ont changé, pour toujours, l'image du Barolo à travers le monde.

Les millésimes

2007 : un millésime qui a produit des Barolos racés, opulents, fruités et ronds, une sorte de version moderne des millésimes 1985 ou 1990. L'année a démarré très tôt avec des températures élevées. Ce rythme s'est maintenu tout au long d'un été chaud et sec. Une fin de saison fraîche a prolongé la maturation et ajouté des arômes attrayants pour équilibrer le vin. In fine, la durée de la croissance totale des raisins est restée dans des paramètres classiques, mais tout a été avancé de quelques semaines dans le calendrier. Ces vins, qui ont maintenant 15 ans, commencent à se boire même si certains d'entre eux ont assurément le potentiel pour vieillir encore plus de 10 à 15 ans.

2012 : un millésime assurément plus difficile avec des vins un peu plus légers, plus frais mais aussi plus fruités. L'année a commencé par l'un des hivers les plus froids et les plus rigoureux jamais enregistrés. Après un été classique localement perturbé par des averses de grêle, les vendanges ont eu lieu à la mi-octobre, comme c'est la norme aujourd'hui. On peut déjà boire ces Barolos, 10 ans après leur naissance. Comme pour les 2007, certains vins seront encore relativement jeunes mais ils seront préparés en conséquence pour la dégustation.

Les traditionalistes

Bartolo Mascarello, Barolo

C'est LE traditionaliste des traditionalistes, le porte-drapeau des opposants à l'intrusion des barriques dans les caves des Langhe. Volontiers affublé du titre de dernier des Mohicans, avec ses amis Beppe Rinaldi et Baldo Cappellano dont nous dégusterons également un Barolo, Bartolo a passé la majeure partie de sa vie à s'occuper de quatre petits vignobles situés dans des endroits privilégiés : Cannubi, San Lorenzo et Rué à Barolo, et Rocche à La Morra. Il est resté fidèle toute sa vie à la pratique ancestrale consistant à vinifier ensemble les raisins de ces quatre parcelles, rejetant le style moderne des crus. Il disait d'ailleurs : "Nous n'avons même pas un mot, en italien, pour désigner un "cru". Nous avons dû l'importer de France…".

Immobilisé dans un fauteuil roulant, depuis le début des années 1990, il a commencé à peindre à la main des étiquettes, dont beaucoup sont devenues des objets de collection. L'une d'entre elles, la célèbre étiquette "No Barrique, No Berlusconi", résumait en quatre mots ses convictions en termes de vinification et de politique. Il est resté un traditionaliste jusqu'à la fin. Dans une interview donnée à quelques mois de sa mort en 2005, il déclarait : "Lorsque j’ai dû changer les fûts, je me suis assuré que chaque coin de la cave soit rempli, de sorte qu'à ma mort, il n'y ait plus de place pour y mettre des barriques".

Aujourd'hui, c'est Maria Teresa, sa fille, qui a repris le flambeau. Elle présente des vins qui n'ont rien à envier à ceux de son père Bartolo ou de son grand-père Giulio. Suivant les traces de ses ancêtres, Maria Teresa produit son Barolo de manière totalement traditionnelle en y apportant en plus sa touche de sensibilité et d'élégance. Elle ne produit, comme son père et son grand-père, qu'un seul Barolo en y intégrant les raisins des quatre parcelles ci-dessus mentionnées et nous n’avons donc pas eu à choisir un cru pour cette dégustation où nous dégusterons le millésime 2012.

Giuseppe Rinaldi, Barolo

Les vins de Giuseppe (Beppe) Rinaldi atteignent aujourd'hui des sommets en termes de prix. Beppe faisait partie des plus traditionalistes des grands producteurs de Barolo et ses vins sont des monuments en la matière, puissamment structurés, d'évolution très lente et sans aucune concession à la mode actuelle. Aujourd'hui, c'est sa fille, Marta Rinaldi, qui vinifie dans la droite ligne de la tradition familiale des Barolos peut-être un petit peu plus civilisés mais tout aussi séduisants.

Beppe Rinaldi énonçait sa philosophie en ces termes : "Je crois que le Barolo doit rester un vin difficile, austère, sévère, avec des tanins agressifs et une absence de plaisir immédiat." Il ajoutait qu'il fallait travailler pour aimer le Barolo. "Il vous faut étudier, analyser, réfléchir, comprendre. Comme dans tout art, ce n'est pas simple, c'est complexe. Le Barolo ne doit pas plaire tout de suite. C'est le contraire d'un produit de masse. Il a des angles, pas des courbes. Il n'est pas facile. Un bon Barolo doit vieillir pour être apprécié".

L'Azienda Giuseppe Rinaldi produisait, jusqu'en 2009, deux Barolos mariant chacun des raisins de deux crus de la commune, le Barolo Brunate - Le Coste et le Barolo Cannubi San Lorenzo - Ravera. Suite à la nouvelle règlementation introduite en 2010 qui interdit l'indication de plusieurs crus sur l'étiquette mais qui autorise l'ajout de 15% de raisins d'autres crus dans un Barolo arborant un nom de cru, Giuseppe a dû modifier les noms (et partiellement la composition) de ses Barolos. C'est ainsi qu'aujourd'hui, le Barolo Brunate - Le Coste s'appelle Barolo Brunate (mais intègre 15% de raisins du cru Le Coste) et le Barolo Cannubi San Lorenzo - Ravera (dont nous dégusterons le millésime 2007) a été renommé Barolo Tre Tine. Il est composé des raisins des vignobles de Cannubi San Lorenzo et de Ravera auxquels est ajouté le solde des raisins des vignes de Le Coste. Comprenne qui pourra...

Dott. G. Cappellano, Serralunga d'Alba

L'histoire de l’Azienda Cappellano remonte à 1870, mais le Cappellano d'aujourd'hui est bien différent de celui d'autrefois. À la fin des années 1960, au décès de son père, Teobaldo (Baldo) Cappellano s'est retrouvé à la tête d'une grande entreprise (environ 60 hectares de vignobles) axée sur la production. De nombreux membres de la famille, des héritiers et des partenaires extérieurs étaient impliqués. Baldo Cappellano aspirait à une vie plus simple et plus artisanale et souhaitait produire des vins de qualité. Il a donc vendu les propriétés familiales et l'ancienne cave et s'est installé sur le site de la cave actuelle, au pied des collines de Serralunga. En 1989, Cappellano a acheté trois hectares à Gabutti où sont produit aujourd'hui les deux Barolos de la cave, Piè Rupestris-Nebioli et Piè Franco.

Légende dans le Barolo, et parmi les producteurs artisanaux de toute l'Italie, Baldo Cappellano était l'un des derniers grands vignerons traditionalistes de la région et l'une des personnalités les plus fascinantes du monde du vin. En 1983, il avait banni tous les journalistes de sa cave, à moins qu'ils n'acceptent d'évaluer ses vins sans notes. Il considérait en effet que les notes divisaient les viticulteurs. Depuis lors, et pour respecter sa volonté, ses vins ne sont plus notés par les critiques.

Aujourd'hui, le domaine est dirigé par son fils, Augusto, qui est une copie conforme de son père. Les deux Barolos sont élaborés selon des méthodes strictement traditionnelles, macération lente dans des cuves en ciment et élevage long (près de 4 ans) dans de grands foudres de Slavonie. En moyenne, Cappellano ne produit que 8 à 9'000 bouteilles de Piè Rupestris-Nebioli (le vin qui sera dégusté) et moins de 2'000 bouteilles (un seul tonneau) de Piè Franco, ce qui fait de ces Barolos deux des oiseaux les plus rares (et les plus chers) du Piémont. Nous aurons l'occasion de déguster un des derniers Barolos de Baldo, le Barolo Piè Rupestris-Nebioli 2007.

Giuseppe Mascarello e Figlio, Monchiero

La cave Mascarello a été créée en 1881 par Giuseppe Mascarello, qui avait auparavant travaillé comme ouvrier agricole pour plusieurs grands propriétaires terriens des Langhe. Elle est aujourd'hui dirigée par son arrière-petit-fils, Mauro Mascarello, qui l'a reprise en 1967 et par son fils Giuseppe Mascarello, 3ème du nom.

Les Mascarello font partie, avec Giacomo Conterno, Bartolo Mascarello, Giuseppe Rinaldi et Cappellano, des plus grands vignerons traditionalistes de la région du Piémont. S'ils ont fait quelques concessions à la modernité (acier inoxydable, cuves de fermentation à température contrôlée), vous ne trouverez pas de cuves rotatives ou de barriques dans leur cave. En utilisant des botti traditionnels de Slavonie, ils élaborent des Barolos classiques sans compromis, des vins qui mettent des années à atteindre leur apogée mais qui, une fois qu'ils y parviennent, offrent une complexité et un plaisir incomparables.

Même si la cave possède des vignes dans plusieurs secteurs du Barolo, le vignoble emblématique du domaine est le Cru Monprivato à Castiglione Falletto. Les Mascarellos en ont acquis une partie en 1904 et l'ont agrandi tout au long du 20ème siècle. A l’origine, ils ont vinifié les raisins de Monprivato avec des raisins d'autres vignobles mais, en 1970, malgré les objections de son père Gepin, il a décidé de mettre en bouteille le Monprivato en tant que Cru. Ce fut un coup de maître. Dès le début, le Mascarello Monprivato s'est imposé comme l'un des meilleurs vins de la région du Piémont. Avec l'acquisition d'une dernière petite parcelle en 1991, les Mascarello sont aujourd’hui, à l’image des Monopoles bourguignons, les seuls propriétaires du vignoble Monprivato. Nous aurons le privilège de déguster le Barolo Monprivato 2007.

Elio Sandri, Cascina Disa, Perno (Monforte d’Alba)

Elio Sandri produit, selon Antonio Galloni, « the kind of Barolo that just doesn’t exist anymore »… Elio possède 8 hectares de vignes à Monforte d’Alba, au pied du château de Perno. Cascina Disa est un terroir magique planté de Nebbiolo, de Barbera et de Dolcetto.

La production du domaine est malheureusement ridiculement faible, 3 à 4’000 bouteilles de Barolo seulement. La vinification est totalement traditionnelle, avec des macérations longues en cuves béton et un minimum d’interventions humaines. Les fermentations sont opérées en levures indigènes et les élevages très longs, 12 à 24 mois de plus que la plupart des caves de la région. Les Barolo d’Elio Sandri sont fascinants à la dégustation, les amateurs de Barolos traditionnels seront conquis par ces vins à la capacité de garde immense.

Malheureusement, Elio Sandri qui, à plus de 50 ans, avait toujours réussi « à voler au-dessous des radars », ce qui lui avait permis de faire profiter quelques amateurs éclairés ou chanceux (ou les deux) de ses flacons magiques, a été récemment rattrapé par la patrouille. Encensé notamment par Antonio Galloni au cours de ces dernières années, Elio est en passe de devenir la coqueluche de la critique internationale qui, après les avoir dénigrés pendant des années, est aujourd’hui à la recherche de ces vins traditionnels et respectueux des méthodes de vinification ancestrales. Déjà particulièrement difficiles à trouver aujourd’hui, ses vins risquent ainsi de devenir aussi rares que ceux de son voisin, Augusto Cappellano. Nous avons trouvé pour vous 2 bouteilles de Barolo 2012.

Giovanni Canonica, Barolo

Encore un vigneron traditionnaliste dont les flacons ont atteint aujourd’hui des prix probablement déraisonnables…

Giovanni Canonica est pourtant un vigneron des plus discrets sur la scène médiatique (pas de site internet, très peu d’articles de presse, quasiment pas de visites…). Et pourtant ses vins sont aujourd’hui plus difficiles à trouver que ceux de Cappellano ou d’Elio Sandri. Giovanni Canonica produit un Barolo comme il s’en fait peu.

Sa principale vigne, dans le Cru Paiagallo se situe juste au-dessus du village de Barolo, à quelques centaines de mètres de sa cave sise au centre du village. Depuis ses débuts en 1983, Canonica a choisi la voie de la tradition et de l’authenticité. Il cultive la vigne sans produits chimiques et vinifie le raisin sans recours à des levures exogènes ou industrielles. Il privilégie de longues macérations (30 à 40 jours) dans des cuves de ciment, avant de laisser le vin se faire « tout seul » dans des foudres de Slavonie. Dans le chai, les technologies industrielles sont inexistantes, au profit du savoir-faire et des méthodes artisanales : une égrapeuse, un pressoir vertical, une embouteilleuse et une boucheuse manuelle. Pas de collage, pas de contrôle de température, pas de filtration. Il dit d’ailleurs n’avoir besoin de rien de plus : "il mio Barolo si faccia quasi da sé". Nous dégusterons ensemble un Barolo Paiagallo 2012.

Fratelli Brovia, Castiglione Falletto

En 1863, Giacinto Brovia fonde la Cantina Brovia à Castiglione Falletto. Depuis, la famille n'a cessé de se consacrer à la culture de la vigne et à la production de vin. La peste phylloxérique, les bouleversements économiques et les deux guerres mondiales ont interrompu la production pendant plus de 30 ans mais en 1953 deux frères, Giacinto et Raffaele, petits-enfants du fondateur, ont repris la production de vin. C'est aujourd'hui Elena, la fille de Giacinto, et son mari Alex Sanchez, qui sont à la tête de ce domaine familial.

Brovia, de génération en génération, a acquis différentes vignes à Castiglione Falletto et à Serralunga d'Alba ce qui leur permet aujourd'hui de produire quatre Barolos "Crus", Rocche, Villero et Garblét Sue à Castiglione, et Brea à Serralunga.

Les vins de Brovia sont vinifiés traditionnellement. Les raisins sont légèrement foulés avant d'être introduits dans les cuves de fermentation. Pour le Barolo, la durée de macération peut durer jusqu'à un mois ou plus à des températures comprises entre 28 et 30 degrés. Les Barolos sont ensuite élevés pendant au moins deux ans dans des fûts de 30 hectolitres de chêne slave et français. Les vins sont enfin mis en bouteille sans filtration et mis sur le marché après un vieillissement supplémentaire de 18 à 24 mois. Nous dégusterons le Barolo emblématique du domaine, le Barolo Rocche, millésime 2007.

Les modernistes

Elio Altare, La Morra

C'est le porte-drapeau, l'icône des "Barolo Boys" qui ont mené la révolution dans les vignobles des Langhe et conduit à l'incontestable amélioration des vins produits dans la région. En 1976, désespéré de voir que les vins de la cave familiale ne se vendent pas, Elio Altare décide de se rendre en Bourgogne pour voir comment ces vignerons font pour produire des vins qui se négocient à des prix sans comparaison avec ceux des Barolos. Il y rencontre Philippe Engel et en revient convaincu de la nécessité de changer la façon de cultiver la vigne et de vinifier ses vins.

Il travaille "à la tronçonneuse", qu'il manie comme une épée et avec détermination. D'abord dans le vignoble, en réduisant les rendements, puis dans la cave, en transformant les vieux tonneaux en bois de chauffage pour faire place aux premières barriques du Barolo. Son père Giovanni désapprouve ces choix et finit par le déshériter ce qui oblige Elio à racheter les vignes et la cave à son frère et à ses sœurs. Elio n'abandonne pas, déterminé à changer de cap pour donner une "interprétation" différente au vin qu'il produit, privilégiant l'élégance, la finesse et l'équilibre, suivant un régime strict dans le vignoble, adoptant dans la cave de nouvelles techniques de vinification et d'élevage.

Il prône exactement l’inverse de Beppe Rinaldi. Pour lui, le Barolo doit être accessible également dans sa jeunesse : "Quand tu te maries, tu veux consommer le mariage tout de suite, tu ne veux pas attendre 20 ou 30 ans… Un bon vin, c'est pareil, ça doit être bon tout de suite, mais aussi après 20 ans et même après 50 ans."

Aujourd'hui, il a remis les clés de la cave à sa fille aînée Silvia et est parti dans les Cinque Terre pour reprendre là-bas une révolution similaire à celle qu'il avait menée, il y a plus de 40 ans, dans les Langhe.

Nous dégusterons le Barolo emblématique du domaine, le Barolo Vigneto Arborina dans le millésime 2007.

Domenico Clerico, Monforte d’Alba

"On annonce le décès de Domenico Clerico à l'âge de 67 ans chez lui à Monforte d'Alba, dans le Piémont, dans la nuit de dimanche à lundi (16 juillet 2017) après une longue bataille contre la maladie. Clerico était un géant du Barolo, lui qui avait commencé à produire du vin en 1979 après avoir reçu quelques vignes de son père trois ans plus tôt.

Certains se souviendront de lui comme d'un des principaux acteurs de la révolution des Langhe, même si, à la fin de sa vie, il a été loué par tous pour sa capacité à créer des ponts entre traditionalistes et modernistes.

Chiara Boschis, propriétaire du domaine E. Pira e Figli à Barolo, a eu du mal à retenir ses larmes en annonçant la mort de Clerico à un groupe de journalistes. Mme Boschis a déclaré que Clerico se battait contre le cancer depuis une dizaine d'années. "C'était la personne la plus généreuse qui soit, qui aidait tout le monde et qui a tant aidé la région", a-t-elle déclaré, à l’occasion d'une dégustation de ses vins à Barolo, en Italie. "Il a mis Monforte sur la carte du monde. Et c'était la personne que je pouvais appeler au milieu de la nuit si quelque chose allait mal dans la cave". (…)". Traduction libre de l’article publié le 17 juillet 2017 sous la plume de Chris Mercer dans le magazine Decanter.

C'est un des crus de référence du domaine que nous dégusterons ensemble, le Barolo Pajana 2007, encensé par la critique lors de sa sortie en 2011.

Chiara Boschis, E. Pira e Figli, Barolo

Chiara Boschis... Rebelle, féministe, pionnière, entrepreneuse, iconoclaste - ce ne sont là que quelques-uns des mots qui nous viennent à l'esprit lorsqu'on évoque cette prestigieuse productrice de Barolo. Chiara est née dans le vin. Ces ancêtres ont fondé le domaine Giacomo Borgogno à Barolo en 1761 et sa famille a géré cette exploitation viticole jusqu'à sa vente en 2008. En 1990, Chiara reprend les rênes de la cave E. Pira & Figli, cave que ses parents avaient acheté pour elle quelques années auparavant.

Très vite, elle prend le contre-pied de la tradition familiale et adhère aux théories des Barolo Boys, vendanges vertes, fermentations courtes, élevage en barriques. Elle est la seule femme de l’équipe et restera longtemps une des seules femmes productrices de Barolo. "A Barolo, j'ai été la première femme à diriger un domaine viticole. Aujourd'hui, il est courant que les femmes s'occupent de la cave, mais dans les années 1990, j'étais une exception. Dans les Langhe, les femmes ont toujours été le maillon fort de la famille, s'occupant de tout. Elles travaillaient aussi dans les vignes. Plus tard, certaines se sont consacrées aux relations publiques ou à l’administration, voire à la vente. Mais dans la cave, non, il n'y avait que moi".

Ça fait maintenant plus de 30 ans qu’année après année, Chiara nous offre des Barolos de toute grande classe à partir de ses vignes de Cannubi, Terlo et Liste à Barolo, Gabutti et Baudana à Serralunga, et Ravera et Mosconi à Monforte. Si le travail à la vigne et la vinification restent largement conformes aux prescriptions des modernistes du Barolo, quelques foudres de plus grande contenance ont, depuis 2010, fait leur apparition dans la cave.

C'est son cru de référence, le Barolo Cannubi, dont les vignes jouxtent celles de Bartolo Mascarello, que nous dégusterons dans le millésime 2012.

 

Conterno Fantino, Monforte d’Alba

Conterno Fantino a été fondé en 1982 par deux cousins, Claudio Conterno et Guido Fantino. Depuis le début, Claudio s’occupe des vignes et Guido de la vinification. Durant les 10 premières années, le vin a été produit dans des conditions artisanales, dans une minuscule cave située au bas du village de Monforte. En 1989, Guido et Claudio achètent des terrains au sommet de la colline du Bricco Bastia, dans un cadre magnifique surplombant le village. Ils y replantent le vignoble et y construisent, dans les années qui suivent, une nouvelle cave moderne et fonctionnelle.

Guido faisait partie des Barolo Boys qui ont, au début des années 90, totalement révolutionné la manière de produire du vin dans le Piémont. Ici, la macération et la fermentation alcoolique sont faites à température contrôlée dans des cuves rotatives. Le processus est court (12 à 15 jours) et les Barolos sont ensuite élevés en barriques de chêne français .

Fabio Fantino, le fils de Guido, travaille désormais à ses côtés pour élaborer les vins, tandis que sa fille Elisa s'occupe de l’administration. La cave produit aujourd'hui environ 140’000 bouteilles par an sur ses 27 hectares de vignes, réparties entre les 4 cépages Nebbiolo, Barbera, Dolcetto et Chardonnay.

Nous dégusterons le Barolo Mosconi 2012.

 

Paolo Scavino, Castiglione Falletto

L'Azienda Paolo Scavino est un domaine viticole fondé en 1921 à Castiglione Falletto par Lorenzo Scavino et son fils Paolo. Il est aujourd'hui dirigé par Enrico Scavino, fils de Paolo et ses filles Enrica et Elisa, quatrième génération.

Enrico faisait également partie de l'équipe des Barolo Boys. Il a toute sa vie remis en question ses méthodes de travail en cherchant à améliorer la qualité de ses vins. En 2007, Enrico a même conçu et fabriqué sa propre cuve de fermentation, utilisée exclusivement pour son Barolo, afin d'améliorer la finesse d'extraction de ses nebbiolos. Depuis quelques années, il est assisté par l'œnologue Roberto Boggione avec qui la vinification des vins continue d'évoluer. Comme plusieurs producteurs modernistes, il expérimente à nouveau l'utilisation de fûts de plus grande contenance pour certains de ses Barolos les plus emblématiques.

L'Azienda Paolo Scavino produit aujourd'hui 11 Barolos dont 9 Barolos crus issus de 8 communes différentes (Bric dël Fiasc à Castiglione, Rocche dell'Annunziata à La Morra, Cannubi et Terlo à Barolo, Monvigliero à Verduno, Bricco Ambrogio à Roddino, Ravera à Novello, Bussia à Monforte et Prapò à Serralunga). Nous dégusterons le cru historique du domaine, Bric dël Fiasc à Castiglione Falletto, millésime 2007.

Luciano Sandrone, Barolo

Luciano Sandrone faisait également partie des Barolo Boys, même s'il a toujours été plus en retrait, en termes de communication, qu'Elio Altare, Chiara Boschis ou Giorgio Rivetti. Il a vinifié son premier Barolo, dans son garage, en 1978, à partir de raisins provenant d'une vigne acquise l'année précédente dans le secteur de Cannubi Boschis. Les 1'500 bouteilles produite cette année-là ont quasiment toutes été vendues à quelques négociants, lors de l'exposition Vinitaly de 1981. Elles sont aujourd'hui quasiment introuvables.

Depuis, l'azienda s'est considérablement développée avec l'achat de nouvelles vignes, l'apparition d'un second cru "Le Vigne" en 1990, la construction de la nouvelle cave à Barolo, en 1999, à côté de ses vignes de Cannubi-Boschis. En 2013, Luciano présente son troisième cru "Vite Tallin" qui offre une nouvelle expression du Barolo avec des raisins préhistoriques "retrouvés" dans une vigne de Le Coste di Barolo.

Nous dégusterons, dans le millésime 2012, le Barolo Le Vigne qui est l'interprétation que Luciano a faite du Barolo traditionnel. C'est un vin issu de l'assemblage de raisins provenant de quatre vignes situées dans quatre communes différentes (Baudana à Serralunga d'Alba, Villero à Castiglione Falletto, Vignane à Barolo et Merli à Novello). Contrairement à la pratique ancestrales, les raisins sont vinifiés et élevés séparément et ne sont assemblés qu'au moment de la mise en bouteille.

Cantina Vietti, Castiglione Falletto

La Cantina Vietti, située au coeur du village de Castiglione Falletto, est une cave historique du Barolo fondée à la fin du 19ème siècle par Carlo Vietti. Le domaine s'est progressivement agrandi au fil du temps, et aujourd'hui les vignobles comprennent certains des terroirs les plus prisés du Barolo.

Bien qu'elle produise du vin depuis 1919, la cave a véritablement pris son envol dans les années 1960, lorsque Luciana Vietti a épousé Alfredo Currado. Ce dernier a considérablement, au cours des années, amélioré la qualité de ses vins. il est notamment connu comme étant le premier (ou l'un des premiers) à avoir produit des Barolos issus d'un seul cru (Rocche di Castiglione, produit pour la première fois en 1961).

En 2016, la cave a été rachetée par Krause Holdings, une entreprise américaine, ce qui a provoqué un grand émoi dans les Langhe, cette cave historique étant sans doute la première cave importante de la région à être rachetée par des investisseurs étrangers. Depuis, elle a ajouté deux nouveaux crus à son assortiment, Cerequio à La Morra et Monvigliero à Verduno.  Ces crus s’ajoutent aux crus historiques du domaine, Brunate à La Morra (que nous dégusterons dans le millésime 2007), Rocche di Castiglione et Villero à Castiglione Falletto, Lazzarito à Serralunga et Ravera à Novello.

Les vignerons du film et de l'agape

Giorgio Rivetti, Castagnole delle Lanze (Contratto 1867, Canelli)

Le plus jeune des Barolo Boys était aussi, sans doute, l’un des plus radicaux. Ils étaient, avec Matteo Correggia, les deux seuls à ne pas venir des villages du Barolo. Giorgio travaillait à l’époque avec Chiara Boschis. C’est chez elle qu’il produisait le premier Barolo entièrement élevé en barriques neuves, le Barolo Cannubi, qui sera le seul Barolo du millésime 1994 à obtenir les Tre Bicchieri du Gambero Rosso.

Dans le même temps, dans la cave familiale à Castagnole delle Lanze, il produit du Moscato d’Asti, du Barbera et, le fameux Pin, un des premiers vins d’assemblage des Langhe. Ce n’est qu’en 1995 qu’il produit son premier Barbaresco. Il devra attendre encore cinq ans pour enfin pour réaliser son rêve, produire son propre Barolo, le Barolo Campè à Grinzane Cavour.

Ensuite, il se diversifie. En 2001, c’est la Toscane, avec Casanova della Spinetta. Puis, en 2011, Giorgio Rivetti, amoureux de Champagne, rachète la grande maison Contratto 1867 à Canelli. Il la rénove, la développe et la transforme complètement pour en faire, aujourd’hui, une des références de l’appellation Alta Langa. Nous dégusterons, pendant la projection du film relatant l’épopée des Barolo Boys, un Alta Langa Millesimato Metodo Classico Pas Dosé 2016 (80% Pinot Noir, 20% Chardonnay).

Roberto Voerzio, La Morra

Après avoir travaillé plusieurs années avec son frère, Gianni, Roberto Voerzio décide de produire ses vins sous sa propre étiquette dès 1986 à La Morra.

Dès le début, il opte pour de faibles rendements à une époque où les vendanges vertes étaient encore suspectes dans le Piémont, une région pauvre où couper des grappes de raisin était considéré comme l'équivalent de jeter de l'argent par la fenêtre. Roberto coupe des grappes entières, puis taille méticuleusement les grappes qui restent pour transformer la grappe triangulaire typique du Nebbiolo en une petite grappe ronde. Les rendements sont ainsi ramenés à des niveaux jamais vus auparavant dans le Piémont (500 g par pied pour 4 à 6'000 pieds par hectare pour ses crus de Barolo).

S’il a élevé ses Barolos exclusivement en barriques entre 1994 et  2008, il a depuis recommencé à utiliser pour partie, comme d'autres modernistes, des fûts de plus grande contenance pour ses cuvées emblématique. Nous dégusterons, avec l’agape, son Langhe Nebbiolo Disanfrancesco 2017.

Comm. G.B. Burlotto, Verduno

La cave porte toujours le nom de son fondateur, Giovan Battista Burlotto, qui a commencé à produire du vin à Verduno à partir des années 1850. Dans les années qui suivent il Cavaliere "GiBi" Burlotto devient le fournisseur officiel de la Maison Royale de Savoie (qui le nommera Commendatore) et remporte de nombreux prix dans des foires et expositions organisées des deux côtés de l'Atlantique.

Aujourd’hui, c’est, avec Fabio et Cristina Alessandria, la cinquième génération qui assure la continuité d’une cave qui a toujours travaillé de manière traditionnelle, ce qui ne doit pas être interprétée, selon Fabio, comme "l'adoption aveugle d'une méthode de travail archaïque, aussi valable soit-elle, mais plutôt comme le respect d'un héritage fait de choix courageux et inspirés des générations précédentes". On continue ici, pour éviter d’endommager les rafles, à fouler "con i piedi" les raisins de la cuvée emblématique du domaine, le Barolo Monvigliero…

Nous aurons l’occasion de déguster, avec l’agape, le seul vin blanc de la soirée, le Langhe Sauvignon Viridis 2017.

Les vins

Les traditionalistes

2007

Fratelli Brovia, Castiglione Falletto | Barolo Rocche 2007 | 96AG

Dott. G. Cappellano, Serralunga d’Alba | Barolo Otin Fiorin Piè Rupestris - Nebioli 2007

Giuseppe Mascarello e Figlio, Monchiero | Barolo Monprivato 2007 | 97AG

Giuseppe Rinaldi, Barolo | Barolo Cannubi S. Lorenzo - Ravera 2007 | 94AG

2012

Giovanni Canonica, Barolo | Barolo Paiagallo 2012 | 92AG

Bartolo Mascarello, Barolo | Barolo 2012 | 95AG

Elio Sandri, Monforte d’Alba | Barolo 2012

Les modernistes

2007

Elio Altare, La Morra | Barolo Vigneto Arborina 2007 | 96AG

Domenico Clerico, Monforte d’Alba | Barolo Pajana 2007 | 96AG

Paolo Scavino, Castiglione Falletto | Barolo Bric dël Fiasc 2007 | 96AG

Cantina Vietti, Castiglione Falletto | Barolo Brunate 2007 | 98AG

2012

Chiara Boschis, E. Pira e Figli, Barolo | Barolo Cannubi 2012 (magnum) | 95AG

Conterno Fantino, Monforte d’Alba | Barolo Mosconi 2012 | 94AG

Luciano Sandrone, Barolo | Barolo Le Vigne 2012 | 94+AG

AG : Antonio Galloni, Vinous

Avec le film et avec l'agape (préparée par Mauro Capelli)

Giorgio Rivetti (Contratto 1867, Canelli) | Alta Langa Metodo Classico Millesimato Pas Dosé 2016

Roberto Voerzio, La Morra | Langhe Nebbiolo Disanfrancesco 2017

Comm. G. B. Burlotto, Verduno | Langhe Sauvignon Viridis 2017

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