Dégustations 2022

Le Covid terminé, les dégustations ont pu être organisées, en 2022, selon le programme prévu :

Nous avons donc commencé l'année, le 21 février, par une dégustation de Châteauneuf-du-Pape 2007. 15 ans après, ce millésime exceptionnel est bien sûr encore jeune, mais nous n'avons pas pu résister à la tentation d'ouvrir quelques flacons qui avaient été encensés par les critiques au moment de leur sortie. Robert Parker, le célèbre critique américain, a attribué la note maximale de 100 à cinq des vins de cette dégustation. 

 

Le 11 avril, nous étions toujours dans la Vallée du Rhône, mais dans la nôtre de Vallée du Rhône, le Valais, pour une verticale de Syrah avec la Syrah Vieilles Vignes de Simon Maye et Fils et la Syrah de Denis Mercier. C'est dans les réserves privées de ces deux caves que nous avons trouvé les bouteilles qui nous ont permis de visiter, en présence des producteurs, neuf millésimes choisis de ces 30 dernières années. Cette dégustation exceptionnelle a été organisée chez Mauro Capelli et Ilario Colombo au Restaurant du Théâtre à Monthey, 16 points Gault & Millau.

 

Avant l'été, le 30 mai, nous étions au Piémont pour une dégustation unique qui nous a permis de déguster, en parallèle et sur deux millésimes vieux de 10 et 15 ans, les Barolos emblématiques de sept vignerons modernistes (les Barolos Boys Elio Altare, Domenico Clerico, Guido Fantino, Chiara Boschis, Luciano Sandrone et Enrico Scavino, accompagnés de la Cantina Vietti) et de sept vignerons traditionalistes (les "derniers des Mohicans" Bartolo Mascarello, Beppe Rinaldi et Baldo Cappellano, accompagnés de Giuseppe Mascarello e Figli, des Fratelli Brovia et de deux vignerons dont les Barolos sont en passe de devenir introuvables, Elio Sandri et Giovanni Canonica). Compte tenu du nombre de personnes inscrites, cette dégustation a également été déplacée au Café du Théâtre.

Nous avons commencé l'automne le 19 septembre avec une verticale 2004-2014 d'un grand Sangiovese du Chianti Classico, Percarlo de l'Azienda San Giusto a Rentennano (Gaiole In Chianti). Pour animer la soirée et donner un côté un peu plus ludique à la dégustation, trois pirates sont venus troubler le jeu. Il s'agissait de trois Sangiovese également élaborés dans la région, Cepparello 2010 d'Isole e Olena (Barberino Val d'Elsa), Flaccianello 2004 de l'Azienda Fontodi (Panzano in Chianti) et le Pergole Torte 2007 de l'Azienda Agricola Montevertine (Radda in Chianti). Nous avons également dégusté les deux autres Sangiovese du domaine, le Chianti Classico, dans le millésime 2020, et le Chianti Classico Riserva "Le Baròncole" 2012. Compte tenu du nombre d'inscriptions, cette dégustation a été répétée le 7 novembre.

Le 24 octobre, nous avons fait un petit saut en Espagne pour assister al Clásico : Alión - Clos Mogador. Ce match mettait aux prises, sur sept millésimes de 10 ans et plus, deux locomotives du monde vinicole espagnol. Alión, qui fait partie du groupe Vega Sicilia, représentait l'appellation du Ribera del Duero située au nord de Madrid. C'est un vin élaboré à partir du cépage emblématique de l'Espagne, le Tinto Fino (ou Tempranillo). Il était opposé à Clos Mogador, le vin de René Barbier qui a permis à l’appellation Priorat, au sud de Barcelone, de devenir l’un des vignobles les plus prestigieux d’Espagne. Contrairement à Alión, c'est un vin d'assemblage composé de Grenache, de Carignan, de Syrah et de Cabernet Sauvignon. Ces deux vins ont été dégustés dans les millésimes 2004, 2005, 2006, 2008, 2009, 2011 et 2012. Selon les experts présents, Alión a remporté d'une courte tête ce match qui a également eu lieu, compte tenu de l'affluence de spectateurs, chez Mauro Capelli et Ilario Colombo à Monthey.

Enfin, nous avons terminé l'année au Piémont, le 21 novembre, avec une dégustation de Barolos et de Barbarescos du millésime 1997. C'était encore une fois l'occasion de constater que le Nebbiolo est un cépage qui ne craint pas le temps et qui peut  se boire merveilleusement bien pendant plusieurs dizaines d'années..

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Simon Maye et Denis Mercier, verticale de Syrah du Valais

Lundi 11 avril 2022, 19h00 | Restaurant du Théâtre, Avenue du Théâtre 7, Monthey  | 160.-/pers.

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La Syrah, cépage emblématique de la Vallée du Rhône, était à l'honneur de cette dégustation qui s'est tenue, en présence des producteurs Raphaël et Jean-François Maye, Denis et Anne-Catherine Mercier, au restaurant du Théâtre à Monthey..

Présent sur les cinq continents, ce cépage est aujourd'hui, avec 190'000 hectares, le quatrième cépage rouge en termes de surface consacrée à la production de vin dans le monde, derrière le Cabernet-Sauvignon (341'000 ha), le Merlot (266'000 ha) et le Tempranillo (231'000 ha)..

Née en Isère (F) d'un croisement naturel entre la Dureza d'Ardèche et la Mondeuse Blanche de Savoie, la Syrah tire son nom du latin serus (tardif), en référence à sa maturité. Citée en 1781 dans le vignoble de l'Hermitage en Vallée du Rhône, c'est de là qu'elle a été introduite en Valais en 1921 au Domaine de l'Etat à Leytron. Elle se plait particulièrement sur nos coteaux ensoleillés où elle est aujourd'hui, avec 172 ha, le troisième cépage rouge le plus cultivé du canton. Elle reste cependant loin derrière le Pinot Noir (1'417 ha) et le Gamay (537 ha.).

Simon Maye et Denis Mercier font partie des pionniers qui ont démontré, il y a plus de 30 ans, que les terroirs de notre canton étaient particulièrement adaptés à ce cépage. La dégustation nous permettra de vérifier la capacité de vieillissement des Syrah du Valais à travers neuf millésimes choisis par les vignerons entre 1997 à 2018.

Simon Maye & Fils, Saint-Pierre-de-Clages

Simon a commencé par des études de droit mais c’est sa première récolte en 1948 qui l’a convaincu de changer de voie. Rejoint en 1950 par son épouse Antoinette, ils s’attachent ensemble à développer l’entreprise familiale avec des exigences de qualité et une curiosité qui leur a permis de se démarquer rapidement de la plupart des vignerons de l'époque.

En 1980, leurs deux fils, Axel et Jean-François rejoignent l’entreprise. Le domaine s’agrandit. De nouveaux cépages sont introduits en portant une attention particulière au choix du porte-greffe en vue de garder un rendement limité.

Dès 1980, ils sélectionnent une Syrah qu’ils récolteront pour la 1ère fois en 1984. La persévérance et la passion des vins de qualité portent leurs fruits. Leurs vins sont distingués à de nombreuses reprises en Suisse et à l’étranger.

Depuis 2015, avec Raphaël, c'est la 3ème génération qui pointe son nez dans l'entreprise familiale. Il en a aujourd'hui repris les rênes et poursuit avec bonheur le travail de son père, de son oncle et de son grand-père.

Syrah Vieilles Vignes

Le premier millésime de Syrah Vieilles Vignes a été produit par Simon Maye en 1985 à partir de vignes plantées en 1972. La Syrah Vieilles Vignes est issue de vignes situées sur le lieu-dit "Prés des Pierres" au nord-ouest du village de Saint-Pierre-de-Clages. Elle est plantée sur un sol calcaire très graveleux.

Les rendements sont strictement limités (0.3 kg/m2). La vendange est égrappée. La macération et la fermentation alcoolique durent 21 jours. L’élevage dure ensuite vingt mois, douze mois en fûts de chêne de 300 litres suivis de huit mois en cuve béton. La mise en bouteille a lieu fin juillet sans filtration.

Aujourd’hui, la production totale de Syrah Vieilles Vignes varie entre 3’500 et 4’000 bouteilles par an.

Denis Mercier, vigneron encaveur, Sierre

Au début du 20ème siècle, la famille Mercier, dynastie de tanneurs établie à Lausanne, construit sa maison de vacances sur les pentes ensoleillées de la colline de Pradec. C'est aujourd'hui le "Château Mercier".

C'est en 1982 qu'Anne-Catherine et Denis s’installent à Sierre et commencent à travailler 3 hectares de vignes autour du Château Mercier. Au gré des opportunités, le domaine s’agrandit pour atteindre aujourd'hui 7 hectares. De deux cépages au départ (Chasselas et Pinot Noir) à 11 aujourd’hui, l’accent a été mis dès le début sur l’obtention de vins de qualité issus principalement de cépages patrimoniaux.

En 2012, Madeleine rejoint l'exploitation familiale après une formation d’œnologue complétée par plusieurs stages à l’étranger. C'est elle qui dirige aujourd'hui l'exploitation familiale.

Syrah

Dès 1989, les Mercier lui ont réservé leurs meilleures parcelles sous le Château. Les premières Syrah ont été produites en 1992. Depuis 1995, la Syrah de Pradec est vinifiée en barriques.

Si les vignes étaient à l’origine toutes situées autour du Château Mercier, d’autres vignes ont été depuis plantées à Corin, puis, dès 2018, à Goubing. Aujourd’hui, la surface totale de Syrah est d’environ 1 hectare exposé sud. Les sols y sont argilo-calcaire très caillouteux et drainants. La particularité de la région de Sierre est la très haute teneur en calcaire de ses sols.

Les rendements sont strictement limités (0.3 à 0.4 kg/m2). Après la vendange, les raisins sont stockés une nuit à 5°C. Le lendemain, ils sont totalement égrappés puis foulés dans des bacs de 500 litres. Suit (depuis 2005) une macération préfermentaire à froid de 7 jours à environ de 8°C avec pigeages quotidiens. Le raisin est pressuré lorsque la fermentation est terminée puis mis en barriques après le retrait des grosses lies. Les vins sont ensuite élevés pendant 12 mois en fût de chêne français (25 à 30% de bois neuf). L’élevage se termine en cuve (borsaris) pendant 6 mois avant la mise en bouteille qui se fait avec une filtration légère.

La production totale varie, selon les millésimes, entre 2’000 et 3’000 bouteilles par an.

Les vins de la soirée

Syrah Vieilles Vignes, Simon Maye et Fils, Saint-Pierre-de-Clages

Millésimes 1997, 2004, 2005, 2006, 2007, 2013, 2016, 2017, 2018

Syrah, Denis Mercier, Sierre

Millésimes 1997, 2004, 2005, 2006, 2007, 2013, 2016, 2017, 2018

Après la dégustation, Mauro Capelli et Ilario Colombo nous ont préparé un petit plat avec lequel nous avons pu découvrir, en avant-première, les fendants de l'année des deux producteurs spécialement tirés du fût pour nous.

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Châteauneuf-du-Pape 2007, le millésime d'une vie ?

Lundi 21 février 2022, 19h00 | rue du Simplon 17, 1920 Martigny | 240.-/pers.

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Dans le Rhône Méridional (Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras), le millésime 2007 est d’une remarquable régularité. La grande majorité des producteurs ont atteint des niveaux de qualité sans précédent.

 

L’appellation Châteauneuf-du-Pape a connu, entre 1998 et 2007, une succession de millésimes qualifiés de tous les superlatifs par les critiques internationaux. Si l’on excepte 2002 – un millésime délavé – chaque millésime était à la fois de grande qualité et d’un style différent.  Où se trouve 2007 ? Certainement un mélange entre une année opulente, puissante et somptueuse comme 1990 et un millésime plus frais et plus sec comme 2001. Les vins sont particulièrement aromatiques, ils présentent une très belle concentration, une grande fraîcheur, une pureté et une profondeur étonnantes.

Côté climat, le millésime a été plus frais que la normale. Châteauneuf-du-Pape a connu une sécheresse sévère entre la fin du printemps et la fin du mois de septembre. Tout cela additionné à trois semaines de Mistral a permis aux raisins d’atteindre une concentration extraordinaire et des profils aromatiques remarquables.

Huit des vins dégustés sont notés entre 98 et 100 points par Parker. Ils sont pour la plupart issus de cuvées confidentielles !

Les vins de la soirée

Clos des Papes 2007

Paul Avril, Châteauneuf-du-Pape | 100RP

65% grenache, 20% mourvèdre, 10% syrah, 5% divers

Beaucastel 2007

Château de Beaucastel, Courthézon | 96RP

30% grenache, 30% mourvèdre, 10% counoise, 10% syrah, 5% cinsault, 15% divers

Cuvée La Combe des Fous 2007

Clos Saint-Jean, Châteauneuf-du-Pape | 100RP

60% grenache, 20% syrah, 10% cinsault, 10% vaccarese

Cuvée Deus Ex-Machina 2007

Clos Saint-Jean, Châteauneuf-du-Pape | 100RP

60% grenache, 40% mourvèdre

Cuvée Les Origines 2007

Domaine Grand Veneur, Orange | 93RP

50% grenache, 30% mourvèdre, 20% syrah

 

Cuvée Vieilles Vignes 2007

Domaine Grand Veneur, Orange | 98RP

50% grenache, 40% mourvèdre, 10% syrah

 

Colombis 2007

Domaine Isabel Ferrando, Châteauneuf-du-Pape | 100RP

100% grenache

 

Cuvée Vieilles Vignes 2007

Domaine de La Janasse, Courthézon | 100RP

85% grenache, 10% syrah, 5% mourvèdre et divers

 

Cuvée de La Reine des Bois 2007

Domaine de La Mordorée, Tavel | 97RP

80% grenache, 5% mourvèdre, 5% syrah, 5% counoise, 5% vacarrese

 

Cuvée Les Grandes Grenachières d’Hyppolyte 2007

Château Simian, Piolenc | 98RP

100% grenache

 

Cuvée Cornelia Constanza 2007

Domaine de La Solitude, Châteauneuf-du-Pape | 97RP

100% grenache

 

Cuvée de Mon Aïeul 2007

Domaine Pierre Usseglio et Fils, Châteauneuf-du Pape | 99RP

100% grenache

 

Vieille Julienne 2007

Domaine de La Vieille Julienne, Orange | 95RP

60% grenache, 15% syrah, 10% mourvèdre, 15% divers

RP : Robert Parker

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El Clásico ! Alión (Vega Sicilia) - Clos Mogador (René Barbier)

Lundi 24 octobre, 19h00 | Restaurant du Théâtre, Avenue du Théâtre 7, Monthey  | 160.-/pers.

 

Percarlo, un grand Sangiovese de Toscane, verticale 2004-2014

Lundi 19 septembre, 19h00 | rue du Simplon 17, 1920 Martigny | 210.-/pers. (*)

(*) En raison du nombre d'inscriptions, la dégustation a été répétée le lundi 7 novembre

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Percarlo est un des Sangiovese les plus réputés du Chianti Classico. Il est le Sangiovese de référence d'une des principales caves de la région, San Giusto a Rentennano, qui appartient à la famille Martini di Cigala depuis 1914.

Le domaine est situé tout au sud de l’appellation Chianti Classico, à Gaiole in Chianti, 300 mètres d’altitude seulement. Luca Martini di Cigala est convaincu que "les grands vins naissent dans le vignoble". Depuis de nombreuses années, les vignobles sont exploités selon les principes de la culture biologique et, depuis le millésime 2012, les vins sont certifiés. Pour Luca Martini di Cigala, le vin n'est pas "un produit qu'il fabrique", mais l'expression d'un terroir, d'une culture et le résultat d'expériences rassemblées pendant des générations.

Pour le Percarlo, Sangiovese 100% et vin emblématique du domaine, la macération, dans des cuves de ciment, dure de 30 à 35 jours. Le vin est ensuite élevé de 20 à 22 mois en barriques de 500 litres, puis soutiré sans filtration dans quelque 15’000 bouteilles.

Malgré les inévitables (et heureuses) différences entre les millésimes, le Percarlo présente une impressionnante constance de caractère. Son identité est unique et sensiblement différente des trois pirates, trois autres Sangiovese 100% produits dans l'appellation Chianti Classico, qui ont agrémenté les deux dégustations :

  • Flaccianello della Pieve 2004 (2010 pour la 2ème dégustation), de l'Azienda Agricola Fontodi à Panzano in Chianti,

  • Le Pergole Torte 2007 (2010 pour la 2ème dégustation), de l'Azienda Agricola Montevertine à Radda in Chianti,

  • Cepparello 2010 (pour les deux dégustations), de la cave Isole e Olena à Barberino Val d'Elsa.

Caractéristiques techniques

Chianti Classico DOCG, San Giusto a Rentennano, Gaiole in Chianti

Sangiovese 95% - Canaiolo 5%, 1.3 kg/cep, fermentation et macération de 2 semaines dans des cuves ciment et acier inox, élevage de 10 à 12 mois en foudres, tonneaux de 500 lt. et barriques, première année de production : 1981, production annuelle : 50'000 bouteilles.

Chianti Classico DOCG Riserva "Le Baròncole", San Giusto a Rentennano, Gaiole in Chianti

Sangiovese 97% - Canaiolo 3%, 1.0 kg/cep, fermentation et macération de 2 semaines dans des cuves ciment et acier inox, élevage de 16 à 20 mois en barriques et en tonneaux de 500 lt., première année de production : 2000, production annuelle : 18'000 bouteilles.

Percarlo, IGT Sangiovese di Toscana, San Giusto a Rentennano, Gaiole in Chianti

Sangiovese 100%, 1.0 kg/cep, fermentation et macération de 7 à 8 semaines dans des cuves ciment, élevage de 18 à 22 mois en barriques françaises, première année de production : 1983, production annuelle : 22'000 bouteilles.

Flaccianello della Pieve, IGT Colli Toscana Centrale, Azienda Agricola Fontodi, Panzano in Chianti

Sangiovese 100%, fermentation et macération dans des cuves en acier inox pendant 21 jours au minimum, vieillissement de 24 mois en barriques, première année de production : 1981, production annuelle : 60'000 bouteilles.

Le Pergole Torte, Azienda Agricola Montevertine, Radda in Chianti

Sangiovese 100%, 0.4 lt./m2, fermentation et macération dans des cuves ciment pendant 25 jours, élevage de 12 mois en barriques puis 12 mois en foudres de Slavonie, première année de production : 1977, production annuelle : 25'000 bouteilles.

Cepparello, IGT Toscana, Isole e Olena, Barberino Val d'Elsa

Sangiovese 100%, fermentation et macération en bois pendant environ 3 semaines, élevage de 18 à 20 mois en barriques, première année de production : 1980, production annuelle : 45'000 bouteilles.​

Les vins des deux soirées

Famille Martini di Cigala, San Giusto a Rentennano, Gaiole in Chianti

Chianti Classico DOCG 2020 | 91AG

Chianti Classico DOCG Riserva "La Baròncole" 2012 | 94AG, 91ML (première dégustation)

Chianti Classico DOCG Riserva "La Baròncole" 2014 | 94AG, 93ML (seconde dégustation)

Percarlo 2004, IGT Sangiovese di Toscana | 96AG

Percarlo 2005, IGT Sangiovese di Toscana | 94AG

Percarlo 2006, IGT Sangiovese di Toscana | 99AG

Percarlo 2007, IGT Sangiovese di Toscana | 96AG

Percarlo 2008, IGT Sangiovese di Toscana | 95+AG

Percarlo 2009, IGT Sangiovese di Toscana | 91AG, 95ML

Percarlo 2010, IGT Sangiovese di Toscana | 98AG, 96ML

Percarlo 2011, IGT Sangiovese di Toscana | 97AG, 94ML

Percarlo 2012, IGT Sangiovese di Toscana | 97AG, 95ML

Percarlo 2013, IGT Sangiovese di Toscana | 98AG, 93ML

Percarlo 2014, IGT Sangiovese di Toscana | 96AG, 92ML

Giovanni Manetti, Azienda Agricola Fontodi, Panzano in Chianti

Flaccianello della Pieve 2004, IGT Colli Toscana Centrale | 96AG, 94ML (première dégustation)

Flaccianello della Pieve 2010, IGT Colli Toscana Centrale | 96AG, 96ML (seconde dégustation)

Sergio Manetti, Azienda Agricola Montevertine, Radda in Chianti

Le Pergole Torte 2007 | 96AG, 99ML (première dégustation)

Le Pergole Torte 2010 | 95+AG, 97ML (seconde dégustation)

Paolo de Marchi, Isole e Olena, Barberino Val d'Elsa

Cepparello 2010, IGT Toscana | 96+AG, 95ML

 

AG : Antonio Galloni (Vinous)

RP : Monica Larner (The Wine Advocate)

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Entre traditionalistes et modernistes, Barolos 2007 et 2012

Lundi 30 mai 2022, 18h00 (le film), 19h15 (la dégustation) | Restaurant du Théâtre, Monthey | 240.- / pers.

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Les querelles entre "anciens" et "modernes" animent, depuis de nombreuses années et dans toutes les régions du monde, les débats autour du vin. Partout, les amateurs se divisent entre ceux qui défendent les cuvées élaborées "à l’ancienne" et dans la plus pure des traditions et ceux qui apprécient les vins bénéficiant des pratiques les plus récentes de l’œnologie. Mais dans l’appellation "Barolo", cette querelle a été particulièrement vive dans les années 90, probablement bien plus que partout ailleurs….

C'est essentiellement autour de l'usage des barriques que le débat s'est focalisé. Les "modernistes" ont en effet, dès le début des années 90, revendiqué le droit d'élever leurs vins en barriques "comme tous les grands vins du monde", selon l'expression de leur porte drapeau, le charismatique Elio Altare. Mais c'est également dans les vignes, que le travail des modernistes s’est singularisé. Ils ont été les premiers, dans le Barolo, à procéder à des vendanges vertes afin de limiter le nombre de grappes par pieds. C'est eux aussi qui ont cherché à réduire les durées de macération (par un contrôle des températures et l'usage de cuves rotatives) afin de rendre les Barolos plus "civilisés", plus ronds, moins tanniques et plus abordables dans leur jeunesse. Ils ont également décidé d'élaborer des "crus", sur le modèle des crus bourguignons, alors qu'à l'origine le Barolo était composé de raisins provenant de différents terroirs.

Pour séduire le marché américain, les modernistes ont ainsi commencé à produire des Barolos avec du gras, des saveurs boisées et un niveau d’alcool plus élevé. Le succès qu'ils ont alors rencontré, notamment aux Etats-Unis, a conduit à une véritable révolution dans le vignoble des Langhe.

Les traditionalistes ont alors été contraints de réagir. Même s’ils ont continué à produire leurs vins selon les traditions ancestrales (macérations longues sans contrôle de température et dans des cuves "classiques" à chapeau immergé, usage de grands foudres et non de barriques), ils ont amélioré le travail à la vigne et également réduit les rendements. Globalement, la qualité de tous les vins s'est améliorée de façon spectaculaire dans la région entre le début des années 90 et aujourd'hui.

Depuis une dizaine d'années, les traditionalistes reviennent à la mode et aujourd'hui, modernistes et traditionalistes démontrent qu'il n'y a pas qu'une manière de produire de grands Barolos. On constate d'ailleurs un retour de certains vignerons modernistes vers des macérations plus longues ou des fûts de plus grande contenance. Domenico Clerico disait d'ailleurs, en 2007 déjà, dans une interview accordée à Antonio Galloni : "Au début, nous utilisions des quantités égales de fûts de chêne français neufs et usagés, puis nous avons porté le pourcentage de fûts neufs à 100 %. Avec le recul, nous avons peut-être un peu exagéré. Mais nous étions très jeunes au début. (...) Au fil des ans, j'ai également allongé progressivement les temps de macération qui étaient de 5 à 8 jours lorsque j'ai commencé à travailler avec des cuves rotatives en 1993. En 2006, mes Barolos ont connu 18 jours de macération."

La dégustation proposée a permis de comparer, sur deux millésimes différents, les vins de sept vignerons traditionalistes et de sept vignerons modernistes (les Barolos Boys Elio Altare, Domenico Clerico, Guido Fantino, Chiara Boschis, Luciano Sandrone et Enrico Scavino, accompagnés de la Cantina Vietti) et de sept vignerons traditionalistes (les "derniers des Mohicans" Bartolo Mascarello, Beppe Rinaldi et Baldo Cappellano, accompagnés de Giuseppe Mascarello e Figli, des Fratelli Brovia et de deux vignerons dont les Barolos sont en passe de devenir introuvables, Elio Sandri et Giovanni Canonica).

La dégustation était précédée de la projection du film "Barolo Boys, The Story of a Revolution", film qui relate l'épopée de ces jeunes vignerons des Langhe qui ont changé, pour toujours, l'image du Barolo à travers le monde.

Elle a été suivie d'une très jolie petite agape préparée par Ilario Colombo et Mauro Capelli.

Les millésimes

2007 : un millésime qui a produit des Barolos racés, opulents, fruités et ronds, une sorte de version moderne des millésimes 1985 ou 1990. L'année a démarré très tôt avec des températures élevées. Ce rythme s'est maintenu tout au long d'un été chaud et sec. Une fin de saison fraîche a prolongé la maturation et ajouté des arômes attrayants pour équilibrer le vin. In fine, la durée de la croissance totale des raisins est restée dans des paramètres classiques, mais tout a été avancé de quelques semaines dans le calendrier. Ces vins, qui ont maintenant 15 ans, commencent à se boire même si certains d'entre eux ont assurément le potentiel pour vieillir encore plus de 10 à 15 ans.

2012 : un millésime assurément plus difficile avec des vins un peu plus légers, plus frais mais aussi plus fruités. L'année a commencé par l'un des hivers les plus froids et les plus rigoureux jamais enregistrés. Après un été classique localement perturbé par des averses de grêle, les vendanges ont eu lieu à la mi-octobre, comme c'est la norme aujourd'hui. On peut déjà boire ces Barolos, 10 ans après leur naissance. Comme pour les 2007, certains vins seront encore relativement jeunes mais ils seront préparés en conséquence pour la dégustation.

Les traditionalistes

Bartolo Mascarello, Barolo

C'est LE traditionaliste des traditionalistes, le porte-drapeau des opposants à l'intrusion des barriques dans les caves des Langhe. Volontiers affublé du titre de dernier des Mohicans, avec ses amis Beppe Rinaldi et Baldo Cappellano dont nous dégusterons également un Barolo, Bartolo a passé la majeure partie de sa vie à s'occuper de quatre petits vignobles situés dans des endroits privilégiés : Cannubi, San Lorenzo et Rué à Barolo, et Rocche à La Morra. Il est resté fidèle toute sa vie à la pratique ancestrale consistant à vinifier ensemble les raisins de ces quatre parcelles, rejetant le style moderne des crus. Il disait d'ailleurs : "Nous n'avons même pas un mot, en italien, pour désigner un "cru". Nous avons dû l'importer de France…".

Immobilisé dans un fauteuil roulant, depuis le début des années 1990, il a commencé à peindre à la main des étiquettes, dont beaucoup sont devenues des objets de collection. L'une d'entre elles, la célèbre étiquette "No Barrique, No Berlusconi", résumait en quatre mots ses convictions en termes de vinification et de politique. Il est resté un traditionaliste jusqu'à la fin. Dans une interview donnée à quelques mois de sa mort en 2005, il déclarait : "Lorsque j’ai dû changer les fûts, je me suis assuré que chaque coin de la cave soit rempli, de sorte qu'à ma mort, il n'y ait plus de place pour y mettre des barriques".

Aujourd'hui, c'est Maria Teresa, sa fille, qui a repris le flambeau. Elle présente des vins qui n'ont rien à envier à ceux de son père Bartolo ou de son grand-père Giulio. Suivant les traces de ses ancêtres, Maria Teresa produit son Barolo de manière totalement traditionnelle en y apportant en plus sa touche de sensibilité et d'élégance. Elle ne produit, comme son père et son grand-père, qu'un seul Barolo en y intégrant les raisins des quatre parcelles ci-dessus mentionnées et nous n’avons donc pas eu à choisir un cru pour cette dégustation où nous avons dégusté le millésime 2012.

Giuseppe Rinaldi, Barolo

Les vins de Giuseppe (Beppe) Rinaldi atteignent aujourd'hui des sommets en termes de prix. Beppe faisait partie des plus traditionalistes des grands producteurs de Barolo et ses vins sont des monuments en la matière, puissamment structurés, d'évolution très lente et sans aucune concession à la mode actuelle. Aujourd'hui, c'est sa fille, Marta Rinaldi, qui vinifie dans la droite ligne de la tradition familiale des Barolos peut-être un petit peu plus civilisés mais tout aussi séduisants.

Beppe Rinaldi énonçait sa philosophie en ces termes : "Je crois que le Barolo doit rester un vin difficile, austère, sévère, avec des tanins agressifs et une absence de plaisir immédiat." Il ajoutait qu'il fallait travailler pour aimer le Barolo. "Il vous faut étudier, analyser, réfléchir, comprendre. Comme dans tout art, ce n'est pas simple, c'est complexe. Le Barolo ne doit pas plaire tout de suite. C'est le contraire d'un produit de masse. Il a des angles, pas des courbes. Il n'est pas facile. Un bon Barolo doit vieillir pour être apprécié".

L'Azienda Giuseppe Rinaldi produisait, jusqu'en 2009, deux Barolos mariant chacun des raisins de deux crus de la commune, le Barolo Brunate - Le Coste et le Barolo Cannubi San Lorenzo - Ravera. Suite à la nouvelle règlementation introduite en 2010 qui interdit l'indication de plusieurs crus sur l'étiquette mais qui autorise l'ajout de 15% de raisins d'autres crus dans un Barolo arborant un nom de cru, Giuseppe a dû modifier les noms (et partiellement la composition) de ses Barolos. C'est ainsi qu'aujourd'hui, le Barolo Brunate - Le Coste s'appelle Barolo Brunate (mais intègre 15% de raisins du cru Le Coste) et le Barolo Cannubi San Lorenzo - Ravera (dont nous avons dégusté le millésime 2007) a été renommé Barolo Tre Tine. Il est composé des raisins des vignobles de Cannubi San Lorenzo et de Ravera auxquels est ajouté le solde des raisins des vignes de Le Coste. Comprenne qui pourra...

Dott. G. Cappellano, Serralunga d'Alba

L'histoire de l’Azienda Cappellano remonte à 1870, mais le Cappellano d'aujourd'hui est bien différent de celui d'autrefois. À la fin des années 1960, au décès de son père, Teobaldo (Baldo) Cappellano s'est retrouvé à la tête d'une grande entreprise (environ 60 hectares de vignobles) axée sur la production. De nombreux membres de la famille, des héritiers et des partenaires extérieurs étaient impliqués. Baldo Cappellano aspirait à une vie plus simple et plus artisanale et souhaitait produire des vins de qualité. Il a donc vendu les propriétés familiales et l'ancienne cave et s'est installé sur le site de la cave actuelle, au pied des collines de Serralunga. En 1989, Cappellano a acheté trois hectares à Gabutti où sont produit aujourd'hui les deux Barolos de la cave, Piè Rupestris-Nebioli et Piè Franco.

Légende dans le Barolo, et parmi les producteurs artisanaux de toute l'Italie, Baldo Cappellano était l'un des derniers grands vignerons traditionalistes de la région et l'une des personnalités les plus fascinantes du monde du vin. En 1983, il avait banni tous les journalistes de sa cave, à moins qu'ils n'acceptent d'évaluer ses vins sans notes. Il considérait en effet que les notes divisaient les viticulteurs. Depuis lors, et pour respecter sa volonté, ses vins ne sont plus notés par les critiques.

Aujourd'hui, le domaine est dirigé par son fils, Augusto, qui est une copie conforme de son père. Les deux Barolos sont élaborés selon des méthodes strictement traditionnelles, macération lente dans des cuves en ciment et élevage long (près de 4 ans) dans de grands foudres de Slavonie. En moyenne, Cappellano ne produit que 8 à 9'000 bouteilles de Piè Rupestris-Nebioli (le vin qui sera dégusté) et moins de 2'000 bouteilles (un seul tonneau) de Piè Franco, ce qui fait de ces Barolos deux des oiseaux les plus rares (et les plus chers) du Piémont. Nous avons eu le privilège de déguster un des derniers Barolos de Baldo, le Barolo Piè Rupestris-Nebioli 2007.

Giuseppe Mascarello e Figlio, Monchiero

La cave Mascarello a été créée en 1881 par Giuseppe Mascarello, qui avait auparavant travaillé comme ouvrier agricole pour plusieurs grands propriétaires terriens des Langhe. Elle est aujourd'hui dirigée par son arrière-petit-fils, Mauro Mascarello, qui l'a reprise en 1967 et par son fils Giuseppe Mascarello, 3ème du nom.

Les Mascarello font partie, avec Giacomo Conterno, Bartolo Mascarello, Giuseppe Rinaldi et Cappellano, des plus grands vignerons traditionalistes de la région du Piémont. S'ils ont fait quelques concessions à la modernité (acier inoxydable, cuves de fermentation à température contrôlée), vous ne trouverez pas de cuves rotatives ou de barriques dans leur cave. En utilisant des botti traditionnels de Slavonie, ils élaborent des Barolos classiques sans compromis, des vins qui mettent des années à atteindre leur apogée mais qui, une fois qu'ils y parviennent, offrent une complexité et un plaisir incomparables.

Même si la cave possède des vignes dans plusieurs secteurs du Barolo, le vignoble emblématique du domaine est le Cru Monprivato à Castiglione Falletto. Les Mascarellos en ont acquis une partie en 1904 et l'ont agrandi tout au long du 20ème siècle. A l’origine, ils ont vinifié les raisins de Monprivato avec des raisins d'autres vignobles mais, en 1970, malgré les objections de son père Gepin, il a décidé de mettre en bouteille le Monprivato en tant que Cru. Ce fut un coup de maître. Dès le début, le Mascarello Monprivato s'est imposé comme l'un des meilleurs vins de la région du Piémont. Avec l'acquisition d'une dernière petite parcelle en 1991, les Mascarello sont aujourd’hui, à l’image des Monopoles bourguignons, les seuls propriétaires du vignoble Monprivato. Nous avons dégusté le Barolo Monprivato 2007.

Elio Sandri, Cascina Disa, Perno (Monforte d’Alba)

Elio Sandri produit, selon Antonio Galloni, « the kind of Barolo that just doesn’t exist anymore »… Elio possède 8 hectares de vignes à Monforte d’Alba, au pied du château de Perno. Cascina Disa est un terroir magique planté de Nebbiolo, de Barbera et de Dolcetto.

La production du domaine est malheureusement ridiculement faible, 3 à 4’000 bouteilles de Barolo seulement. La vinification est totalement traditionnelle, avec des macérations longues en cuves béton et un minimum d’interventions humaines. Les fermentations sont opérées en levures indigènes et les élevages très longs, 12 à 24 mois de plus que la plupart des caves de la région. Les Barolo d’Elio Sandri sont fascinants à la dégustation, les amateurs de Barolos traditionnels seront conquis par ces vins à la capacité de garde immense.

Malheureusement, Elio Sandri qui, à plus de 50 ans, avait toujours réussi « à voler au-dessous des radars », ce qui lui avait permis de faire profiter quelques amateurs éclairés ou chanceux (ou les deux) de ses flacons magiques, a été récemment rattrapé par la patrouille. Encensé notamment par Antonio Galloni au cours de ces dernières années, Elio est en passe de devenir la coqueluche de la critique internationale qui, après les avoir dénigrés pendant des années, est aujourd’hui à la recherche de ces vins traditionnels et respectueux des méthodes de vinification ancestrales. Déjà particulièrement difficiles à trouver aujourd’hui, ses vins risquent ainsi de devenir aussi rares que ceux de son voisin, Augusto Cappellano. Nous avons trouvé pour ce soir 2 bouteilles de Barolo 2012.

Giovanni Canonica, Barolo

Encore un vigneron traditionnaliste dont les flacons ont atteint aujourd’hui des prix probablement déraisonnables…

Giovanni Canonica est pourtant un vigneron des plus discrets sur la scène médiatique (pas de site internet, très peu d’articles de presse, quasiment pas de visites…). Et pourtant ses vins sont aujourd’hui plus difficiles à trouver que ceux de Cappellano ou d’Elio Sandri. Giovanni Canonica produit un Barolo comme il s’en fait peu.

Sa principale vigne, dans le Cru Paiagallo se situe juste au-dessus du village de Barolo, à quelques centaines de mètres de sa cave sise au centre du village. Depuis ses débuts en 1983, Canonica a choisi la voie de la tradition et de l’authenticité. Il cultive la vigne sans produits chimiques et vinifie le raisin sans recours à des levures exogènes ou industrielles. Il privilégie de longues macérations (30 à 40 jours) dans des cuves de ciment, avant de laisser le vin se faire « tout seul » dans des foudres de Slavonie. Dans le chai, les technologies industrielles sont inexistantes, au profit du savoir-faire et des méthodes artisanales : une égrapeuse, un pressoir vertical, une embouteilleuse et une boucheuse manuelle. Pas de collage, pas de contrôle de température, pas de filtration. Il dit d’ailleurs n’avoir besoin de rien de plus : "il mio Barolo si faccia quasi da sé". Nous avons dégusté ensemble un Barolo Paiagallo 2012.

Fratelli Brovia, Castiglione Falletto

En 1863, Giacinto Brovia fonde la Cantina Brovia à Castiglione Falletto. Depuis, la famille n'a cessé de se consacrer à la culture de la vigne et à la production de vin. La peste phylloxérique, les bouleversements économiques et les deux guerres mondiales ont interrompu la production pendant plus de 30 ans mais en 1953 deux frères, Giacinto et Raffaele, petits-enfants du fondateur, ont repris la production de vin. C'est aujourd'hui Elena, la fille de Giacinto, et son mari Alex Sanchez, qui sont à la tête de ce domaine familial.

Brovia, de génération en génération, a acquis différentes vignes à Castiglione Falletto et à Serralunga d'Alba ce qui leur permet aujourd'hui de produire quatre Barolos "Crus", Rocche, Villero et Garblét Sue à Castiglione, et Brea à Serralunga.

Les vins de Brovia sont vinifiés traditionnellement. Les raisins sont légèrement foulés avant d'être introduits dans les cuves de fermentation. Pour le Barolo, la durée de macération peut durer jusqu'à un mois ou plus à des températures comprises entre 28 et 30 degrés. Les Barolos sont ensuite élevés pendant au moins deux ans dans des fûts de 30 hectolitres de chêne slave et français. Les vins sont enfin mis en bouteille sans filtration et mis sur le marché après un vieillissement supplémentaire de 18 à 24 mois. Nous avons dégusté le Barolo historique de la maison, le Barolo Rocche, millésime 2007.

Les modernistes

Elio Altare, La Morra

C'est le porte-drapeau, l'icône des "Barolo Boys" qui ont mené la révolution dans les vignobles des Langhe et conduit à l'incontestable amélioration des vins produits dans la région. En 1976, désespéré de voir que les vins de la cave familiale ne se vendent pas, Elio Altare décide de se rendre en Bourgogne pour voir comment ces vignerons font pour produire des vins qui se négocient à des prix sans comparaison avec ceux des Barolos. Il y rencontre Philippe Engel et en revient convaincu de la nécessité de changer la façon de cultiver la vigne et de vinifier ses vins.

Il travaille "à la tronçonneuse", qu'il manie comme une épée et avec détermination. D'abord dans le vignoble, en réduisant les rendements, puis dans la cave, en transformant les vieux tonneaux en bois de chauffage pour faire place aux premières barriques du Barolo. Son père Giovanni désapprouve ces choix et finit par le déshériter ce qui oblige Elio à racheter les vignes et la cave à son frère et à ses sœurs. Elio n'abandonne pas, déterminé à changer de cap pour donner une "interprétation" différente au vin qu'il produit, privilégiant l'élégance, la finesse et l'équilibre, suivant un régime strict dans le vignoble, adoptant dans la cave de nouvelles techniques de vinification et d'élevage.

Il prône exactement l’inverse de Beppe Rinaldi. Pour lui, le Barolo doit être accessible également dans sa jeunesse : "Quand tu te maries, tu veux consommer le mariage tout de suite, tu ne veux pas attendre 20 ou 30 ans… Un bon vin, c'est pareil, ça doit être bon tout de suite, mais aussi après 20 ans et même après 50 ans."

Aujourd'hui, il a remis les clés de la cave à sa fille aînée Silvia et est parti dans les Cinque Terre pour reprendre là-bas une révolution similaire à celle qu'il avait menée, il y a plus de 40 ans, dans les Langhe.

Nous avons dégusté le Barolo emblématique du domaine, le Barolo Vigneto Arborina dans le millésime 2007.

Domenico Clerico, Monforte d’Alba

"On annonce le décès de Domenico Clerico à l'âge de 67 ans chez lui à Monforte d'Alba, dans le Piémont, dans la nuit de dimanche à lundi (16 juillet 2017) après une longue bataille contre la maladie. Clerico était un géant du Barolo, lui qui avait commencé à produire du vin en 1979 après avoir reçu quelques vignes de son père trois ans plus tôt.

Certains se souviendront de lui comme d'un des principaux acteurs de la révolution des Langhe, même si, à la fin de sa vie, il a été loué par tous pour sa capacité à créer des ponts entre traditionalistes et modernistes.

Chiara Boschis, propriétaire du domaine E. Pira e Figli à Barolo, a eu du mal à retenir ses larmes en annonçant la mort de Clerico à un groupe de journalistes. Mme Boschis a déclaré que Clerico se battait contre le cancer depuis une dizaine d'années. "C'était la personne la plus généreuse qui soit, qui aidait tout le monde et qui a tant aidé la région", a-t-elle déclaré, à l’occasion d'une dégustation de ses vins à Barolo, en Italie. "Il a mis Monforte sur la carte du monde. Et c'était la personne que je pouvais appeler au milieu de la nuit si quelque chose allait mal dans la cave". (…)". Traduction libre de l’article publié le 17 juillet 2017 sous la plume de Chris Mercer dans le magazine Decanter.

C'est un des crus de référence du domaine que nous avons découvert ensemble, le Barolo Pajana 2007, encensé par la critique lors de sa sortie en 2011.

Chiara Boschis, E. Pira e Figli, Barolo

Chiara Boschis... Rebelle, féministe, pionnière, entrepreneuse, iconoclaste - ce ne sont là que quelques-uns des mots qui nous viennent à l'esprit lorsqu'on évoque cette prestigieuse productrice de Barolo. Chiara est née dans le vin. Ces ancêtres ont fondé le domaine Giacomo Borgogno à Barolo en 1761 et sa famille a géré cette exploitation viticole jusqu'à sa vente en 2008. En 1990, Chiara reprend les rênes de la cave E. Pira & Figli, cave que ses parents avaient acheté pour elle quelques années auparavant.

Très vite, elle prend le contre-pied de la tradition familiale et adhère aux théories des Barolo Boys, vendanges vertes, fermentations courtes, élevage en barriques. Elle est la seule femme de l’équipe et restera longtemps une des seules femmes productrices de Barolo. "A Barolo, j'ai été la première femme à diriger un domaine viticole. Aujourd'hui, il est courant que les femmes s'occupent de la cave, mais dans les années 1990, j'étais une exception. Dans les Langhe, les femmes ont toujours été le maillon fort de la famille, s'occupant de tout. Elles travaillaient aussi dans les vignes. Plus tard, certaines se sont consacrées aux relations publiques ou à l’administration, voire à la vente. Mais dans la cave, non, il n'y avait que moi".

Ça fait maintenant plus de 30 ans qu’année après année, Chiara nous offre des Barolos de toute grande classe à partir de ses vignes de Cannubi, Terlo et Liste à Barolo, Gabutti et Baudana à Serralunga, et Ravera et Mosconi à Monforte. Si le travail à la vigne et la vinification restent largement conformes aux prescriptions des modernistes du Barolo, quelques foudres de plus grande contenance ont, depuis 2010, fait leur apparition dans la cave.

C'est son cru de référence, le Barolo Cannubi, dont les vignes jouxtent celles de Bartolo Mascarello, que nous avons dégusté, en magnum, dans le millésime 2012.

 

Conterno Fantino, Monforte d’Alba

Conterno Fantino a été fondé en 1982 par deux cousins, Claudio Conterno et Guido Fantino. Depuis le début, Claudio s’occupe des vignes et Guido de la vinification. Durant les 10 premières années, le vin a été produit dans des conditions artisanales, dans une minuscule cave située au bas du village de Monforte. En 1989, Guido et Claudio achètent des terrains au sommet de la colline du Bricco Bastia, dans un cadre magnifique surplombant le village. Ils y replantent le vignoble et y construisent, dans les années qui suivent, une nouvelle cave moderne et fonctionnelle.

Guido faisait partie des Barolo Boys qui ont, au début des années 90, totalement révolutionné la manière de produire du vin dans le Piémont. Ici, la macération et la fermentation alcoolique sont faites à température contrôlée dans des cuves rotatives. Le processus est court (12 à 15 jours) et les Barolos sont ensuite élevés en barriques de chêne français .

Fabio Fantino, le fils de Guido, travaille désormais à ses côtés pour élaborer les vins, tandis que sa fille Elisa s'occupe de l’administration. La cave produit aujourd'hui environ 140’000 bouteilles par an sur ses 27 hectares de vignes, réparties entre les 4 cépages Nebbiolo, Barbera, Dolcetto et Chardonnay.

Nous avons découvert le Barolo Mosconi 2012.

 

Paolo Scavino, Castiglione Falletto

L'Azienda Paolo Scavino est un domaine viticole fondé en 1921 à Castiglione Falletto par Lorenzo Scavino et son fils Paolo. Il est aujourd'hui dirigé par Enrico Scavino, fils de Paolo et ses filles Enrica et Elisa, quatrième génération.

Enrico faisait également partie de l'équipe des Barolo Boys. Il a toute sa vie remis en question ses méthodes de travail en cherchant à améliorer la qualité de ses vins. En 2007, Enrico a même conçu et fabriqué sa propre cuve de fermentation, utilisée exclusivement pour son Barolo, afin d'améliorer la finesse d'extraction de ses nebbiolos. Depuis quelques années, il est assisté par l'œnologue Roberto Boggione avec qui la vinification des vins continue d'évoluer. Comme plusieurs producteurs modernistes, il expérimente à nouveau l'utilisation de fûts de plus grande contenance pour certains de ses Barolos les plus emblématiques.

L'Azienda Paolo Scavino produit aujourd'hui 11 Barolos dont 9 Barolos crus issus de 8 communes différentes (Bric dël Fiasc à Castiglione, Rocche dell'Annunziata à La Morra, Cannubi et Terlo à Barolo, Monvigliero à Verduno, Bricco Ambrogio à Roddino, Ravera à Novello, Bussia à Monforte et Prapò à Serralunga). Nous avons dégusté le cru historique du domaine, Bric dël Fiasc à Castiglione Falletto, millésime 2007.

Luciano Sandrone, Barolo

Luciano Sandrone faisait également partie des Barolo Boys, même s'il a toujours été plus en retrait, en termes de communication, qu'Elio Altare, Chiara Boschis ou Giorgio Rivetti. Il a vinifié son premier Barolo, dans son garage, en 1978, à partir de raisins provenant d'une vigne acquise l'année précédente dans le secteur de Cannubi Boschis. Les 1'500 bouteilles produite cette année-là ont quasiment toutes été vendues à quelques négociants, lors de l'exposition Vinitaly de 1981. Elles sont aujourd'hui quasiment introuvables.

Depuis, l'azienda s'est considérablement développée avec l'achat de nouvelles vignes, l'apparition d'un second cru "Le Vigne" en 1990, la construction de la nouvelle cave à Barolo, en 1999, à côté de ses vignes de Cannubi-Boschis. En 2013, Luciano présente son troisième cru "Vite Tallin" qui offre une nouvelle expression du Barolo avec des raisins préhistoriques "retrouvés" dans une vigne de Le Coste di Barolo.

Nous avons dégusté, dans le millésime 2012, le Barolo Le Vigne qui est l'interprétation que Luciano a faite du Barolo traditionnel. C'est un vin issu de l'assemblage de raisins provenant de quatre vignes situées dans quatre communes différentes (Baudana à Serralunga d'Alba, Villero à Castiglione Falletto, Vignane à Barolo et Merli à Novello). Contrairement à la pratique ancestrales, les raisins sont vinifiés et élevés séparément et ne sont assemblés qu'au moment de la mise en bouteille.

Cantina Vietti, Castiglione Falletto

La Cantina Vietti, située au coeur du village de Castiglione Falletto, est une cave historique du Barolo fondée à la fin du 19ème siècle par Carlo Vietti. Le domaine s'est progressivement agrandi au fil du temps, et aujourd'hui les vignobles comprennent certains des terroirs les plus prisés du Barolo.

Bien qu'elle produise du vin depuis 1919, la cave a véritablement pris son envol dans les années 1960, lorsque Luciana Vietti a épousé Alfredo Currado. Ce dernier a considérablement, au cours des années, amélioré la qualité de ses vins. il est notamment connu comme étant le premier (ou l'un des premiers) à avoir produit des Barolos issus d'un seul cru (Rocche di Castiglione, produit pour la première fois en 1961).

En 2016, la cave a été rachetée par Krause Holdings, une entreprise américaine, ce qui a provoqué un grand émoi dans les Langhe, cette cave historique étant sans doute la première cave importante de la région à être rachetée par des investisseurs étrangers. Depuis, elle a ajouté deux nouveaux crus à son assortiment, Cerequio à La Morra et Monvigliero à Verduno.  Ces crus s’ajoutent aux crus historiques du domaine, Brunate à La Morra (que nous avons dégusté dans le millésime 2007), Rocche di Castiglione et Villero à Castiglione Falletto, Lazzarito à Serralunga et Ravera à Novello.

Les vignerons du film, de l'ouverture et de l'agape

Giorgio Rivetti, Castagnole delle Lanze (Contratto 1867, Canelli)

Le plus jeune des Barolo Boys était aussi, sans doute, l’un des plus radicaux. Ils étaient, avec Matteo Correggia, les deux seuls à ne pas venir des villages du Barolo. Giorgio travaillait à l’époque avec Chiara Boschis. C’est chez elle qu’il produisait le premier Barolo entièrement élevé en barriques neuves, le Barolo Cannubi, qui sera le seul Barolo du millésime 1994 à obtenir les Tre Bicchieri du Gambero Rosso.

Dans le même temps, dans la cave familiale à Castagnole delle Lanze, il produit du Moscato d’Asti, du Barbera et, le fameux Pin, un des premiers vins d’assemblage des Langhe. Ce n’est qu’en 1995 qu’il produit son premier Barbaresco. Il devra attendre encore cinq ans pour enfin pour réaliser son rêve, produire son propre Barolo, le Barolo Campè à Grinzane Cavour.

Ensuite, il se diversifie. En 2001, c’est la Toscane, avec Casanova della Spinetta. Puis, en 2011, Giorgio Rivetti, amoureux de Champagne, rachète la grande maison Contratto 1867 à Canelli. Il la rénove, la développe et la transforme complètement pour en faire, aujourd’hui, une des références de l’appellation Alta Langa. Nous avons pu découvrir, pendant la projection du film relatant l’épopée des Barolo Boys, un Alta Langa Millesimato Metodo Classico Pas Dosé 2016 (80% Pinot Noir, 20% Chardonnay).

Fratelli Alessandria, Verduno

« Fratelli Alessandria est l'un des joyaux méconnus du Piémont. Les Alessandria produisent des vins convaincants, de facture classique, à partir de vignobles situés à Verduno et à Monforte d'Alba. Mieux encore, les vins restent à des prix très raisonnables par rapport aux normes actuelles. Les amateurs qui apprécient les barolos structurés et aptes à vieillir ne devraient pas passer à côté de ces vins. » Evidemment que depuis qu’Antonio Galloni a écrit ces lignes, et surtout depuis qu’il note régulièrement les Barolos du domaine au-dessus de 95 points, les prix des meilleurs vins du domaine ont sensiblement augmenté.

C’est désormais Vittore, fils d’Alessandro et neveu de Gian Battista, qui dirige le domaine familial selon des principes toujours traditionnels dont les Alessandria ne se sont jamais écartés depuis 8 générations. Comme nous n’avions pas dans nos caves de Barolos 2007 et 2012, nous nous sommes « contentés » d’ouvrir nos papilles pour la dégustation des Barolos avec un Langhe Nebbiolo Prinsiòt 2018.

Roberto Voerzio, La Morra

Après avoir travaillé plusieurs années avec son frère, Gianni, Roberto Voerzio décide de produire ses vins sous sa propre étiquette dès 1986 à La Morra.

Dès le début, il opte pour de faibles rendements à une époque où les vendanges vertes étaient encore suspectes dans le Piémont, une région pauvre où couper des grappes de raisin était considéré comme l'équivalent de jeter de l'argent par la fenêtre. Roberto coupe des grappes entières, puis taille méticuleusement les grappes qui restent pour transformer la grappe triangulaire typique du Nebbiolo en une petite grappe ronde. Les rendements sont ainsi ramenés à des niveaux jamais vus auparavant dans le Piémont (500 g par pied pour 4 à 6'000 pieds par hectare pour ses crus de Barolo).

S’il a élevé ses Barolos exclusivement en barriques entre 1994 et  2008, il a depuis recommencé à utiliser pour partie, comme d'autres modernistes, des fûts de plus grande contenance pour ses cuvées emblématique. Nous avons apprécié, avec l’agape, son Langhe Nebbiolo Disanfrancesco 2017.

Comm. G.B. Burlotto, Verduno

La cave porte toujours le nom de son fondateur, Giovan Battista Burlotto, qui a commencé à produire du vin à Verduno à partir des années 1850. Dans les années qui suivent il Cavaliere "GiBi" Burlotto devient le fournisseur officiel de la Maison Royale de Savoie (qui le nommera Commendatore) et remporte de nombreux prix dans des foires et expositions organisées des deux côtés de l'Atlantique.

Aujourd’hui, c’est, avec Fabio et Cristina Alessandria, la cinquième génération qui assure la continuité d’une cave qui a toujours travaillé de manière traditionnelle, ce qui ne doit pas être interprétée, selon Fabio, comme "l'adoption aveugle d'une méthode de travail archaïque, aussi valable soit-elle, mais plutôt comme le respect d'un héritage fait de choix courageux et inspirés des générations précédentes". On continue ici, pour éviter d’endommager les rafles, à fouler "con i piedi" les raisins de la cuvée emblématique du domaine, le Barolo Monvigliero…

Nous avons pu découvrir, avec l’agape, le seul vin blanc de la soirée, le Langhe Sauvignon Viridis 2017.

Les vins de la soirée

Les traditionalistes

2007

Fratelli Brovia, Castiglione Falletto | Barolo Rocche 2007 | 96AG

Dott. G. Cappellano, Serralunga d’Alba | Barolo Otin Fiorin Piè Rupestris - Nebioli 2007

Giuseppe Mascarello e Figlio, Monchiero | Barolo Monprivato 2007 | 97AG

Giuseppe Rinaldi, Barolo | Barolo Cannubi S. Lorenzo - Ravera 2007 | 94AG

2012

Giovanni Canonica, Barolo | Barolo Paiagallo 2012 | 92AG

Bartolo Mascarello, Barolo | Barolo 2012 | 95AG

Elio Sandri, Monforte d’Alba | Barolo 2012

Les modernistes

2007

Elio Altare, La Morra | Barolo Vigneto Arborina 2007 | 96AG

Domenico Clerico, Monforte d’Alba | Barolo Pajana 2007 | 96AG

Paolo Scavino, Castiglione Falletto | Barolo Bric dël Fiasc 2007 | 96AG

Cantina Vietti, Castiglione Falletto | Barolo Brunate 2007 | 98AG

2012

Chiara Boschis, E. Pira e Figli, Barolo | Barolo Cannubi 2012 (magnum) | 95AG

Conterno Fantino, Monforte d’Alba | Barolo Mosconi 2012 | 94AG

Luciano Sandrone, Barolo | Barolo Le Vigne 2012 | 94+AG

AG : Antonio Galloni (Vinous)

Avec le film, en ouverture de la dégustation et avec l'agape

Giorgio Rivetti (Contratto 1867, Canelli) | Alta Langa Metodo Classico Millesimato Pas Dosé 2016

Fratelli Alessandria, Verduno | Langhe Nebbiolo Prinsiòt 2018

Roberto Voerzio, La Morra | Langhe Nebbiolo Disanfrancesco 2017

Comm. G. B. Burlotto, Verduno | Langhe Sauvignon Viridis 2017

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Le 24 octobre, nous avons fait un petit saut en Espagne pour assister al Clásico : Alión - Clos Mogador. Ce match mettait aux prises, sur sept millésimes de 10 ans et plus, deux locomotives du monde vinicole espagnol.

Alión fait partie du groupe Vega Sicilia qui produit, entre autres, le vin espagnol à la plus grande renommée internationale, Vega Sicilia Unico Reserva. Il bénéficie ainsi de l’expérience et l’expertise du groupe pour l’élaboration d’un grand vin. Alión est produit à partir une sélection soignée de parcelles réparties dans les meilleurs secteurs de l’appellation Ribera del Duero (appellation située au nord de Madrid). L’objectif est l’obtention d’un vin représentatif de l’appellation. Il est réalisé à partir d’une seule variété de raisin, le Tinto Fino (Tempranillo). Selon les caractéristiques du millésime, il est élevé avec des proportions plus moins différentes dans l’utilisation de fûts de chêne neufs et de cuves de ciment. Chaque année, Vega Sicilia produit entre 250'000 et 280'000 bouteilles d'Alión.

Clos Mogador a permis à l’appellation Priorat, située sur des collines non loin du sud de Barcelone, de devenir l’un des vignobles les plus prestigieux d’Espagne. Le Clos Mogador est un immense amphithéâtre d’ardoises effritées où sont plantés les différents cépages qui constituent le vin du même nom. Il jouit d’un microclimat exceptionnel. L’assemblage de René Barbier, propriétaire-vigneron, comprend de la Grenache, du Carignan, de la Syrah et du Cabernet Sauvignon. L’élevage est réalisé en barriques de chêne. La production annuelle est d'environ 30'000 bouteilles.

Ces deux vins ont été dégustés dans les millésimes 2004, 2005, 2006, 2008, 2009, 2011 et 2012. Selon les experts présents, Alión a remporté le match d'une courte tête.

 

Les vins de la soirée

Alión, DO Ribera del Duero, Castilla y León

Bodegas y Viñedos Alión, Tempos Vega Sicilia, Peñafiel (Valladolid)

100% Tempranillo

  • Alión 2004 | 96RP

  • Alión 2005 | 94+RP

  • Alión 2006 | 94RP

  • Alión 2008 | 95RP

  • Alión 2009 | 93RP

  • Alión 2011 | 94RP

  • Alión 2012 | 95RP

Clos Mogador, DOQ Priorat, Catalunya

Isabelle et René Barbier, Gratallops (Tarragona)

Grenache, Carignan, Syrah, Cabernet Sauvignon

  • Clos Mogador 2004 | 96+RP

  • Clos Mogador 2005 | 98RP

  • Clos Mogador 2006 | 95RP

  • Clos Mogador 2008 | 93RP

  • Clos Mogador 2009 | 92RP

  • Clos Mogador 2011 | 96RP

  • Clos Mogador 2012 | 98RP

Avec l'agape :

Manyetes 2008, DOQ Priorat, Catalunya

Domaine Clos Mogador, Priorat | 93RP

70% Carignan, 25% Grenache, 5% Syrah

RP : Robert Parker

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Barbarescos et Barolos 1997, 25 ans déjà

Lundi 21 novembre, 19h00 | rue du Simplon 17, 1920 Martigny  | 230.-/pers.

 
Barolos 1997.jpg

Pour la dernière dégustation de l'année, le 21 novembre, nous sommes retournés au Piémont, pour une dégustation de Barolos et de Barbarescos du millésime 1997.

1997 a été, au Piémont, un millésime exceptionnel.

Après un hiver froid et enneigé, le printemps a été chaud et sec jusqu'en juin où quelques épisodes pluvieux, voire orageux, ont été un soulagement bienvenu pour des vignes asséchées. Les mois d'été ont à nouveau été secs et chauds avant des vendanges précoces, en septembre, qui ont produit des raisins d'excellente qualité.

Les vins qui en résultent sont d'une qualité exceptionnelle, avec des fruits riches et mûrs, des tannins parfaits et une grande complexité. Bien qu'ils aient une structure tannique leur permettant de vieillir de manière significative, beaucoup d'entre eux avaient également une acidité assez faible, ce qui signifie qu'ils pouvaient également être appréciés relativement jeunes, ce qui est rare pour le Barolo. Selon le millésime américain de référence, Decanter, "s'il existe un millésime du siècle, au Piémont, ce pourrait bien être celui-là".

Nous avons dégusté 18 vins, tous produits par les vignerons qui ont, à l'époque, révolutionné la façon de produire des vins dans les Langhe, les Barolo Boys. Ils avaient pour leur région un projet, un but, un rêve, travailler ensemble pour améliorer la qualité de leurs vins et faire connaître leur région dans le monde entier.

Les producteurs de la soirée ainsi ainsi :

  • Matteo Correggia, le seul Barolo Boy qui n'était pas basé dans les Langhe mais dans la région voisine du Roero,

  • Albino Rocca et Giorgio Rivetti, deux producteurs de Barbaresco,

  • Chiara Boschis, la seule Barolo Girl, et six autres producteurs de Barolo, Giovani Corino, Paolo Scavino, Luigi Scavino (Azelia), Armando Parusso, Domenico Clerico, Claudio Conterno e Guido Fantino (Conterno Fantino).

25 ans après les vendanges qui les ont vu naître, les vins présentés lors de cette dégustation étaient superbes et étonnamment jeunes.

 

Les vins de la soirée

Roero

Commune de Canale

Roero Ròche d'Ampsèj, Matteo Correggia, Canale | 91RP

Barbaresco

Commune de Barbaresco

Barbaresco Vigneto Brich Ronchi 1997, Albino Rocca, Barbaresco | 97RP 

Barbaresco Vigneto Loreto 1997 (Ovello), Albino Rocca, Barbaresco | 95RP

Commune de Neive

Barbaresco Vürsù Vigneto Starderi 1997, Giorgio Rivetti, La Spinetta, Castagnole Lanze | 92RP

Barbaresco Vürsù Vigneto Gallina 1997, Giorgio Rivetti, La Spinetta, Castagnole Lanze | 96RP

Barolo

Commune de Barolo

Barolo Cannubi 1997, Chiara Boschis, Barolo | 91RP

Barolo Cannubi 1997, Paolo Scavino, Castiglione Falletto | 95RP

Commune de Castiglione Falletto

Barolo Bricco Fiasco 1997, Azelia di Luigi Scavino, Castiglione Falletto | 93RP

Barolo Bric dël Fiasc 1997, Paolo Scavino, Castiglione Falletto | 95RP

Commune de Monforte d’Alba

Barolo Bussia Vigna Rocche, Armando Parusso, Monforte d’Alba | 92RP

Barolo Sori Ginestra 1997, Conterno Fantino, Monforte d’Alba | 92RP

Barolo Pajana 1997 (Ginestra), Domenico Clerico, Monforte d’Alba | 93RP

Barolo Ciabot Mentin Ginestra 1997, Domenico Clerico, Monforte d’Alba | 94RP

Barolo Percristina 1997 (Mosconi), Domenico Clerico, Monforte d’Alba | 93RP

Commune de Serralunga d’Alba

Barolo San Rocco 1997, Azelia di Luigi Scavino, Castiglione Falletto | 94RP

Commune de La Morra

Barolo Vigna Giachini 1997, Giovanni Corino, La Morra | 94RP

Barolo Vecchie Vigne 1997, Giovanni Corino, La Morra | 95RP

Barolo Rocche dell'Annunziata Riserva, Paolo Scavino, Castiglione Falletto | 97RP

RP : Robert Parker

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